1914

CORRESPONDANCE DU PERE DEHON : ANNEE 1914

02. 01. 1914 (de Rome) B 74/2 (inv. 970. 25). P. Kusters

Mon cher ami,

Votre situation financière m'inquiète. Je ne suis pas assez renseigné.

J'ai écrit au P. Hermann Hermans que je le déléguais pour voir avec vous où en sont vos affaires. Il peut prendre avec lui le P. Jonkmann. Ils vous encourageront et vous conseilleront. J'espère que le compte rendu m'ôtera les craintes graves qui me font souffrir.

Votre bien dévoué L. Dehon, sup. gén.

02. 01. 1924. B 74/5 (inv. 973. 90). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Plusieurs des nôtres s'inquiètent de la situation de la maison de Heer. On craint de graves difficultés. Etes-vous suffisamment renseigné? Ne devrais-je pas déléguer un Conseiller général pour aller se rendre compte de la situation? Je crois que votre Conseil provincial ne suit pas cette oeuvre d'assez près.

Comment le P. Kusters se tirera-t-il d'affaire? Il est ardent et zélé, mais est-il prudent?

Votre dévoué L. Dehon.

03. 01. 1914. B 104/2. P. Gasparri

1° Pour l'affaire Maradi, le P. Charles ne doit pas faire croire qu'il y a deux dépôts d'archives dans la maison. Il n'y en a qu'un.

2° Pour le Conseil commun, ce ne serait qu'un Conseil consultatif, qui se réunirait quand le P. Provincial ou moi le demanderions, parce que ça ne peut pas être un Conseil provincial qui ait autorité. Attendez que j'aie réglé cela avec le P. Provincial.

3° Pour Guastalla, en attendant que le P. Bertrand ait répondu pour le Conseil commun dont je vous parle plus haut, faites un Conseil de maison à Bologna, avec P. Duborgel et P. Charles et écrivez un compte rendu que vous signerez tous les trois. Vous répondrez à ces questions:

1°. Quelles sont les offres de l'évêque de Guastella?

  Quelles oeuvres? Quelles charges? Quelles ressources?

2°. Si nous acceptions cette oeuvre, comment organiseriez-vous le personnel italien?

  Quels Pères à Albino, à Bologna, à Guastalla?

Faites deux copies de ce compte rendu: une pour le P. Bertrrand, une pour moi.

J'attends cela pour voir si vous avez des propositions pratiques et raisonnables. Ecrivez-moi bientôt. Prions le P. André et nos autres anciens qui sont au ciel de nous aider.

Amitiés. L. Dehon.

05. 01. 1914. B 44/7 (inv. 751. 30). P. Guillaume

Mon cher Jeannot,

Je ne veux ni vous écrire longuement ni vous parler d'affaires, puisque vous êtes fatigué. Fiat! Fiat! Fiat! Acceptons bien ce que N. S. nous envoie. C'est la leçon que nous ont laissée nos Maîtres: Sr M. de Jésus, Sr Véronique, P. André… Si nous avons des croix, pensons qu'elles expient toutes nos fautes et souhaitons qu'il en reste un peu pour notre mission de réparation.

J'ai reçu les Elenchus avec plaisir.

Confiez la Biographie aux soins du P. Ducamp…, les finances aux soins du P. Georges??? J'aiderai un peu si je puis. J'attends des renseignements pour savoir au juste où on en est.

Et les notes sur le P. André, à qui faudra-t-il les envoyer?

Guérissez vite. La grâce y fera plus que les remèdes. On prie beaucoup pour vous.

Amitiés bien dévouées. Jean.

06. 01. 1914. B 20/7. 10 (inv. 306. 05). Un Père en Autriche

Mon cher ami,

Je suis heureux de voir que vos oeuvres progressent en Autriche. Dans quelques jours écrivez-moi une sorte de statistique sur ces oeuvres.

A Vienne, église publique: est-elle bien fréquentée? Combien d'enfants catéchisés dans les écoles?

A Eger, quelles sont vos oeuvres? Chapelle publique? Maison d'étudiants? Combien? Catéchismes?

A Teplitz. Pas de chapelle publique, maison d'étudiants, combien?

A Eichwald, ég. publique, catéchismes?

Ce serait bien de décrire un peu nos belles églises de Eischwald, Vienne, Eger?

Nos revues donneraient volontiers un article sur les progrès de l'Oeuvre du S.Coeur en Autriche. Amitiés au P. Séverin.

Il vous faudrait un Frère. Faites pour le mieux votre adoration réparatrice quotidienne. En Italie on nous appelle les Prêtres adorateurs du S. Coeur. J'aime beaucoup ce beau nom.

Amitiés. L. Dehon.

06. 01. 1914. B 105/2 (inv. ). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je pense comme vous que le P. Kusters est maintenant trop énervé et trop fatigué pour rester longtemps Supérieur. Si vous avez des plaintes écrites d'un Inspecteur, cela pourrait être une raison grave de changer le Recteur (Const. 257). Il faudrait d'abord un vote de votre Conseil, puis un vote du Conseil général. Ou bien vous attendez que ses trois ans soient finis.

Pour les 68 messes, c'est arrangé, vous enverrez 68 florins à Louvain, ils diront les messes.

Pour le Chapitre provincial, vous avez les Const. 157 - 162. Pour les missions, il faut leur écrire bientôt qu'elles élisent leurs délégués, un pour le Brésil, un pour la Suède.

Fixez votre date du Chap. dès maintenant. Les Allemands ont pris, je crois, la semaine de la Pentecôte, 2 ou 3 jours. Pour les maisons de Hollande, 15 jours d'avance suffisent pour qu'elles élisent leurs délégués. Pour avoir une réunion intéressante, faites faire des rapports écrits sur les questions que je propse ou sur d'autres.

Où en sommes-nous maintenant au juste pour la dette. Est-ce 24 ou 25.000 fr ?

Amitiés. L. Dehon.

07. 01. 1914. B 35:4c. 76 (inv. 584. 76). Mère M. Joseph (Victimes)

Ma Révérende Mère,

Je suis heureux que vous me rassuriez sur la santé du P. Guillaume. J'étais bien inquiet. Les médecins de Louvain n'étaient pas rassurants. Sa perte me paraîtrait une punition pour l'Oeuvre et j'en serais très éprouvé. Espérons qu'il se remettra bientôt.

Le P. Barthélemy pense à votre projet. C'est une question assez délicate. Notre saint Père André s'entendra là-haut avec votre sainte Mère pour nous aider.

Agréez mes dévoués respects. L. Dehon.

08. 01. 1914. B 74/2 (inv. 970. 23). P. Kusters

Mon cher ami,

J'ai reçu votre lettre bien cordiale. Confiance et union.

Je vous envoie encore 1.000f sur le compte de Louvain, qui descend à 23.000. Patience!

Je voudrais vous voir jouir d'un peu de calme et de repos. Vous avez mené depuis deux ans une vie bien dure et bien surmenée. Votre bien dévoué L. Dehon.

09. 01. 1914. B 108/1 (inv. 0116540). Mr Hospital (père de Maurice Hospital)

Rome 9 janv. 14

Mon cher ami,

Je n'ai pas besoin d'argent. Gardez les 600 frs à compte pour le 10 avril.

Maurice doit poursuivre son projet, il arrivera. Il faut qu'il ait fait les éléments du latin avant le service. Il peut aller à Brugelette, il sera bien. Cela n'engage pas l'avenir. Après le service, il choisira son orientation.

M. de Morlincourt vit fort retiré, il ne paraît pas désirer des relations.

Ménagez-vous. Gare le froid ! Ici le temps est beau mais un peu frisquet : un ou deux degrés seulement le matin, 8 l'après-midi.

Amitiés. Union de prières. L. Dehon.

11. 01. 1914. B 74/2 (inv. 970. 26). P. Kusters

Mon cher ami,

Je fais tout ce que je peux pour vous, je vous envoie encore 2.000f sur le compte de Louvain. Avec le temps on en sortira. Votre inspecteur a-t-il été content? Vous tirerez-vous d'affaire?

Je veux offrir à Jésus vivant en votre oeuvre non seulement de l'or, mais aussi de l'encens et de la myrrhe (cf. Mt 2, 11), des prières et des sacrifices.

Surtout travaillez toujours à l'union, à la paix, à la charité. Votre dévoué L. Dehon.

11. 01. 1914. (Archives dioc. Lille ; fonds Tiberghien). Monseigneur Tiberghien

Rome, Piazza Campitelli n. 17 (Palazzo Lovatelli)

11 janv. 14

Mon cher Seigneur,

Voici une découverte intéressante relativement à votre intervention auprès du Card. de Laï.

La Revue Action Française s'est vantée à diverses reprises de son action secrète dans les séminaires

- par ex. Juin 1905, p. 396 - 397, extrait d'un règlement de Cercles d'études d'un sém. « La deuxième heure sera employée à lire certains articles de l'Action Française ».

- le 15 mars 1906, p. 459 suiv. On cite un séminaire où l'Action Française est librement reçue parce qu'elle ne contient rien contre la foi et les mœurs. La rédaction ajoute : « La ligne des sém. est également dévouée à l'action publique et à la propagande la plus discrète ».

Voilà où en arrivent les séminaires !

La Consistoriale devrait appliquer à l'Action fr. ce que le Pape a dit du Sillon : « que les prêtres et séminaristes ne peuvent pas s'y associer parce que cela les arrache à l'action simplement catholique ».

Mille amitiés. L. Dehon

(Inséré le 10 février 2002)

16. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 01). P. Falleur (à Brugelette)

Vous rappelez-vous l'adresse de l'agence à Paris pour le voyage des émigrants au Canada? Il faut s'informer deux mois d'avance pour le voyage fin avril. L. D.

19. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 02). P. Falleur

Envoyez à M. Léon Harmel à Nice, 83 av. de la Californie, un ex. de l'Histoire de l'Eglise illustrée que je vous ai donnée. Et Roy? Et le procès? L. D.

22. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 03). P. Falleur

Pressez la liquidation avec Hayotte. Essayez de tirer ce que vous pouvez. Vous pourrez écrire à Poette à Lemé. L. D. Et Roy?

22. 01. 1914. B 74/6 (inv. 974. 34). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je suis heureux de voir que vos finances se remontent, j'étais un peu inquiet.

Ménagez votre santé.

Pour le Chapitre provincial, les membres du Conseil Central sont en dehors, ils ne doivent pas y prendre part. Les membres des diverses Provinces votent dans la maison où ils sont employés. On ne peut pas voter par écrit, mais on peut envoyer par écrit des observations, des voeux, des projets.

Ceux qui peuvent se réuniront au Brésil et en Suède, ne fussent-ils que 3 ou 4. Ils éliront un délégué et ils feront bien d'élire un Père présent en Hollande pour éviter des frais de voyage.

Il est certainement à désirer que nous arrivions à avoir Stockolm, mais c'est délicat, il faut aller prudemment et laisser faire Mgr.

Nos paiements avancent à Heer, il ne manque plus que 20.000f.

Votre bien dévoué L. Dehon.

23. 01. 1914. B 19/7a. 2 (inv. 266. 06). P. van Hommerich

Mon cher ami,

J'ai bien reçu vos notes et celle du P. Feij (?). Elles m'ont bien intéressé. Je suis heureux que tout aille bien chez vous. C'est pour moi une grande consolation.

Nous prierons tous pour le Fr. Meerhoff. Ce sera encore un petit protecteur au ciel. Vous enverrez partout des billets de faire part.

Confiance! Pour avancer, il faut lutter beaucoup contre le démon et la nature, mais le Sacré-Coeur est avec nous. Méritons ses faveurs par l'humilité, les sacrifices, la fidélité à son amour.

Je bénis toute votre chère maison. L. Dehon.

25. 01. 1914. B 73/6 (inv. 968. 03). P. Schulte (à Liesbosch)

Mon cher ami,

C'est bientôt la fête de S. Chrysostome. Bonne fête. Conservez votre santé. Il le faut. Croissez en grâces et en mérites. Amitiés. L. Dehon.

25. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 04). P. Falleur

Il paraît que P. Urbain manque un peu de fonds, faites-lui verser ce que doit le notaire de Laon et ce que vous pourriez tirer du boucher de Crépy. L. D.

27. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 05). P. Falleur

A l'inventaire de la chap. de S. Jean, manquent 4 ornements, 1 missel, 1 calice, 2 ciboires. Comment expliquer cela? L. D.

27. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 06). P. Falleur

N'avez-vous pas oublié de faire envoyer à M. Harmel (Nice, Avenue de la Californie 83), une Histoire de l'Eglise illustrée comme celle que je vous ai donnée? L. D.

27. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 07). P. Falleur

Il y a un envoi à faire le 1er à Mme Meuse. J'ai prévenu P. Urbain, je pense qu'il s'en tirera. Et votre Roy? Et le procès? L. D.

28. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 08). P. Falleur

La grande bibliothèque de S. Jean n'a-t-elle pas été pillée par les professeurs du bon P. Delloux? Elle avait une grande valeur. L. D.

29. 01. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 09). P. Falleur

Hayotte vous avait promis de régler une traite en février, voyez ce qu'on peut tirer de là. L. D.

01. 02. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 10). P. Falleur

Où en sont les Lunel, Equatoriales, Cableries? A quand le procès Périer? Roy? Et l'affaire Hayotte. Finissez l'inventaire à St J. L. D.

02. 02. 1914 B 74/6 (inv. 974. 35). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je vous envoie copie d'une lettre de la Propagande. Le S. Siège veut que nos Provinciaux ne négligent pas la Mission du Congo, mais qu'ils s'appliquent à lui envoyer beaucoup de missionnaires et de bons missionnaires.

Vous ferez ce que vous pourrez dans ce sens-là. Il y a toujours un profit spirituel à répondre aux désirs de l'Eglise.

Donnez-moi de bonnes nouvelles de Maastricht. Votre dévoué L. Dehon.

02. 02. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 11). P. Falleur

Préparez départ Canada 18 avril ou 2 mai. Trois Pères, un Frère. Au 18 avril je ne serai peut-être pas rentré, cela ne fait rien. Quelles nouvelles des affaires? L. D.

02. 02. 1914. B 23/1 (inv. 477. 12). P. Falleur (à St Quentin)

Mais oui, appellez M. Rigaut. M. Lefèvre signera-t-il? M. Lecart a plus qu'il ne faut. L. D.

07. 02. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 13). P. Falleur (à Brugelette)

Quelles nouvelles? Vous reste-t-il des brochures Réglements divers? J'en voudrais 2 ou 3. Et Roy? Et Lunel, etc? L . D.

08. 02. 1914. B 35/4c. 77 (inv. 584. 77). Mère M. Joseph (Victimes)

Ma Révérende Mère,

Notre bon P. Procureur s'occupe bien de vos affaires et il va vous répondre. Faites faire quelques beaux miracles à votre sainte Mère.

Priez-la aussi de guérir le P. Jean Guillaume. Ce ne serait pas un miracle à faire valoir, mais ce serait une grande faveur pour notre Oeuvre, parce que nous avons bien besoin de lui. Chez lui le moral influe beaucoup sur la santé. Il est très impressionnable et cela trouble les mouvements du coeur. Je crains qu'il ne s'ennuie à Mont-sur-Meuse, mais que faire? Les médecins sont impitoyables. Priez pour lui et aussi pour diverses intentions qui me préoccupent.

Je recommande tous les jours au S. Coeur votre santé, votre chère communauté et vos divers projets, notamment celui de Bruxelles. Agréez mes religieux respects. L. Dehon.

09. 02. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 15). P. Falleur

M. Harmel attend toujours son Histore de l'Eglise, 83 av. de Californie à Nice. Et Yvert? Et les réunions de janvier? L. D.

12. 02. 1914. B 44/7 (inv. 750. 31). P. Guillaume

Mon cher Jeannot,

Vous êtes bien dans la voie: garder la paix intérieure, se laisser immoler jour par jour. Avoir de grands desseins pour la gloire de Dieu et ne pas se laisser troubler si la Providence en a d'autres. Je vous copie une page d'un pieux auteur sur l'immolation. Il exprime bien les diverses manières d'être victime.

Il y a une manière violente où on fait beaucoup par soi-même. C'était la vocation du P. Jean de Marseille et un peu celle du P. André. Il y a une manière plus douce (en apparence) où on laisse davantage faire N. S., c'est notre vocation.

N. S. disait à la Soeur Marie de Jésus (des Oiseaux) en 1854: „Je veux que tu sois une victime continuellement offerte par l'amour, et prête à être immolée de la manière qu'il me plaira, surtout par l'humilité la plus profonde et par la plus parfaite simplicité”.

La réparation ne va pas sans quelques pénitences, mais de nos jours, la réparation que N. S. demande le plus, c'est la réparation par l'amour, pour le dédommager de l'indifférence et de l'ingratitude d'un si grand nombre d'âmes et même de son peuple choisi. Pour répondre à notre vocation d'âmes réparatrices, nous devons faire dans la journée quelques actes positifs de mortification, et surtout ne point refuser à Dieu les sacrifices qu'il demande de nous.

Il y a des mortifications pour lesquelles vous devez être très modéré, à cause de votre santé: celles qui se rapportent à la nourriture, au sommeil, aux instruments de pénitence. Il y en a bien d'autres qui n'entament guère les forces physiques: celles qui se rapportent à l'imagination, aux passions, au caractère, à la mémoire, au cœur, à la volonté propre, aux sens, à la langue…

Nous trouvons dans Marguerite Marie notre vraie direction: „Toi, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à l'ingratitude des hommes autant que tu pourras en être capable… Me veux-tu bien donner ton cœur, pour faire reposer mon amour souffrant que tout le monde méprise..”

Pour l'avenir, attendons. Je crois que vous pourriez faire le second triennium à Louvain, paisiblement et sans classes. Nous verrons. Et le midi? Ne serait-ce pas bien que vous y passiez un mois: v. g. 15 mars - 15 avril. A Roquevaire ou chez les Sœurs de Hyères ou de Cannes?

Mille amitiés. Prions bien. Jean.

A Maastricht le chiffre est descendu à 18.

12. 02.1914. B 106/3 (inv. 01155480). Fr. Alessio Roos

(En réponse à une demande du Fr. Roos, de Bologne, sur une possible suppression de la coutume de recevoir l'ordination sacerdotale au cours de la 3ème année de théologie)

Caro moi Alessio, non vi lasciate turbare ; non c'è nessun dubbio che voi potete esser ordinati tutti nel 3° anno di teologia. C'est la règle. Si fa il 4° anno, quando si è già preti. E' solamente se si volesse esser ordinati nel 2° anno che occorrerebbe una dispensa pressoché impossibile ad ottenersi. Amicizia. L. Dehon.

(Commentaire dans la « Cronaca Bologna 1914 » : « E' inesprimibile il giubilo che infuse in noi questo documento ! »)

13. 02. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 14). P. Bertrand (à Louvain)

Mon cher ami,

Jusqu'à quelle page vous ai-je envoyé les épreuves des Méd. Sans doute jusqu'à la page 321?

Amitiés. L. D.

03. 03. 1914. (Arch. dioc. de Lille, fonds Tiberghien). Monseigneur Tiberghien

Saint-Quentin, 3 mars 14

Mon cher Seigneur,

Je vous envoie mes adieux de loin.

J'ai dû aller voir notre Recteur de Bologne qui est malade. Il est en traitement à San Remo. Là, j'étais si près de la France que la tentation me vint d'y rentrer, et mon voyage ou mon séjour à Rome a été écourté.

Du reste, c'est assez pour moi de deux mois d'absence avec tant d'œuvres à diriger et à surveiller dans le nord.

On parle beaucoup à Paris des affaires Saubat. Si cela pouvait ouvrir les yeux à qui de droit sur les périls de l'intégrisme et de l'agitation politique !

On dit à Lille que l'abbé Lemire sera sûrement réélu et que Monseigneur Charrost ne pourrait pas aller à Hazebrouck, même pour donner la confirmation.

Les Flammands ont bonne tête.

Propagez les bonnes idées. Agréez mes amitiés dévouées.

     L. Dehon

(Inséré le 10 février 2002)

05. 03. 1914. B 44/7 (inv. 751. 32). P. Guillaume

(Manque une feuille de la lettre)

Pour vos dispositions, elles sont bien, je crois, ce que N. S. demande: humilité, abandon. Il faut consentir à n'être rien, à ne rien produire. Ce sacrifice-là vaut toute une vie de travail. Berchmans et Louis de Gonzague n'ont rien fait, mais ils ont aimé et se sont abandonnés. Aimez bien le bon Jésus. Il est si beau, si bon, il a tant souffert!

Pour notre saint assistant, les Soeurs consentent-elles à recopier en ordre les notes que nous avons reçues? Ce serait une aide pour écrire sa Vie. Donnez-leur un cadre bien simple: vertus théologales, vertus cardinales, vertus religieuses… Il y a vraiment beaucoup de petits traits intéressants et nous en recevrons encore.

J'ai dit à (texte effacé) qu'elle tienne bon jusqu'à la fin chez (texte effacé). Ce ne sera pas bien long. Le testament lui assure une bonne rente viagère. C'est là pour vous une faveur de la Providence et un repos d'esprit. Je vous bénis paternellement. Jean.

06. 03. 1914. B 74/6 (inv. 974. 36). P. van Halbeek

Mon cher Provincial,

J'ai bien reçu les comptes de l'économe provincial.

- Pour Heer, il n'y a rien à demander à Rome pour le moment. Au compte rendu triennal, dans deux ans, nous dirons qu'il y a 100.000fl. de dettes parce que les constructions ont coûté plus qu'on avait prévu.

- Toutes vos feuilles de comptes oublient de mettre quel était l'actif et le passif il y a six mois. Avec cela, je ne puis pas savoir si on a perdu du terrain ou si on en a gagné.

- En chiffres ronds, je vois à Heer: recettes 10.000, dépenses 19.000. A Liesbosch, recettes 5. 400, dépenses 7. 400. A Bergen, recettes 17.000, dépenses 20.000.

Il y a donc une perte importante dans ces maisons. Comment pensez-vous rétablir l'équilibre?

Prions pour les affaires de Heer. Ne peut-il pas rectifier les factures erronées?

Amitiés. L. Dehon.

06. 03. 1914 (de Bruxelles) B 23/1 D (inv. 477. 16). P. Falleur

De quelle date est l'emprunt au Crédit foncier et le chiffre d'Yvert? J'ai les comptes clairs pour Santerre et Chauvenet, mais pas pour Menu et Penet. Quelles messes devra-t-on quand le moment viendra? L. D.

07. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 17). P. Falleur

Il parle d'aller comme cordonnier à Clairefontaine. Person m'écrit une très bonne lettre. Placez-le ou bien je le prendrai ici, externe surveillé à St Jean. L. D.

08. 03. 1914. B 74/6 (inv. 974. 37). P. van Halbeek

Mon cher Provincial,

Notre petit livre de réglements a besoin d'être rajeuni, renouvelé, complété. Envoyez-moi vos notes. Que faut-il ajouter, retrancher, changer? J'attends vos notes pour le commencement d'avril. Je voudrais faire imprimer le nouveau texte en y ajoutant un cahier de feuilles blanches pour les corrections que le Chapitre votera.

Quel format préférez-vous? Combien d'exemplaires faut-il tirer? 200 suffisent-ils? Il en faut pour les recteurs et les bibliothèques de chaque maison. Votre dévoué L. Dehon.

08. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 447. 18). P. Falleur

Les règles pour les trousseaux doivent-elles rester telles qu'elles sont dans la brochure „Règles administratives”?

- La feuille des comptes de six mois ne peut-elle pas être améliorée?

- Où touche-t-on les intérêts des titres de Norvège et de Copenhague venus de Bâle? L. D.

08. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 19). P. Falleur

M. Robinson vous a écrit en déc. pour des renseignements, en janvier pour ses souhaits. Il n'a eu aucune réponse. J'envoie 1514 à Masson, notaire ! L.D.

Essayez pour Person.

14. 03. 1914. B 35/4c.78 (inv. 584. 78). Mère M. Joseph (Victimes)

Ma Révérende Mère,

Je vous remercie pour l'envoi de la belle Vie de notre vénérée Mère. L'édition est bien améliorée, et vous êtes déjà au cinquième mille! Quel grand bien fait la vénérée Mère par ses exemples, par sa vie, par sa doctrine de la vie de victime! C'est une des plus belles vies de notre siècle et j'ai bien confiance dans la canonisation.

Nous ne pouvons pas cependant espérer que cela aille très vite, on fait les choses si prudemment à Rome! Mais confiance! Cette biographie est la pierre d'attente, et le procès de Namur a été si bien fait que celui de Rome aura peu de chose à y ajouter.

Votre oeuvre est assurée d'un bel avenir.

Prions bien la vénérée Mère, nous avons tant besoin d'être aidés!

Agréez mes dévoués respects. L. Dehon.

14. 03. 1914. P. Falleur

Pourriez-vous envoyer à M. Rattaire (Bould de Tivoli) 2 ex de chacune de mes trois Couronnes du S. Coeur. Amitiés. L. D.

Envoyez-moi un bon résumé des comptes en février. Je m'en rapporte à vous et à Guillaume pour le choix entre la brasserie et Ghlin. La brasserie pourrait peut-être aussi servir pour l'école? Amitiés. L. Dehon.

16. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 447. 20). P. Falleur

M. Arrachart demande la liste des anciens élèves de S. Jean de notre temps 1877-1896. Préparez cela. Vous avez les registres et les palmarès. L. D.

16. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 447. 21). P. Falleur

Les Montoro sont une pure flibusterie, ils n'existent pas. Les Estrada sont partis à Amiens depuis nov. J'écris à Robin de regarder s'il y a un reçu Lunel. J'ai ici des Lainières, je ne vois pas de Loth. Le Cr. foncier est de 1899. L. D.

J'ai traité avec M. Delloux. Vous estimez les Zodiac 100, on en trouve difficilement 70.

18. 03. 1914. B 20/7. 4 (inv. 300. 05). P. Paris

Cher Père Joseph,

Tous mes bons souhaits! Ayez la santé, devenez saint. Convertissez et sanctifiez beaucoup d'âmes. Je prie à vos intentions. Union toujours entre nous et avec les bonnes Soeurs de St Quentin. Amitiés fidèles. Jean du Coeur de Jésus

20. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 22). P. Falleur

Le prêt Vauthier de Marchovelette a-t-il été réglé? Ce brave homme n'est-il pas mort? C'était 77f par an et 170 messes à sa mort. Est-ce fini avec Périer? Et Person? L. D.

20. 03. 1914. B 74/6 (inv. 974. 38). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Après le vote de votre Conseil faites l'emprunt. Il n'y a pas lieu de demander à Rome. On demande à Rome pour faire une dette nouvelle mais ici la dette existe. On emprunte pour la payer, ce n'est pas une dette nouvelle.

Le Fr. convers Willibrod de Bergen demande depuis 5 ou 6 ans à aller au Congo. S'il peut être utile, il faut le laisser aller. Dans ce cas-là, mettez-le à Bruxelles, il apprendra le français pour partir en juillet. Faites prier pour les affaires de Heer. Votre dévoué L. Dehon.

20. 03. 1914. B 74/6 (inv. 974. 39). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Dans l'acte passé avec le banquier d'Amsterdam, il faut mettre qu'on pourra lui rembourser les 60.000fl. par parties avant les cinq ans, parce que vous trouverez bientôt des prêts à 3% pour le rembourser. On en trouvera facilement en Hollande et en Belgique.

Le P. D'Hossche vous indiquerait des familles, mais il faudrait emprunter au nom de la maison de Bergen, sans engager la responsabilité de Tervueren. Votre dévoué L. Dehon.

22. 03. 1914. B 74/6 (inv. 974. 40). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je suis très préoccupé de nos graves affaires de Heer. Il y a des sociétés civiles dont le P. Kusters a été nommé Président et administrateur. Je devrais en connaître les termes. Donnez-moi en français les articles relatifs à ses pouvoirs et à ses fonctions.

Il faudrait savoir ce que pensent le Gouverneur et le Ministre. Mais comment le savoir? Il faut prier beaucoup pour tout cela. Votre bien dévoué L. Dehon.

22. 03. 1914. P. Dessons

										B 110/1   
										inv. 1170.18

Mon cher Procureur,

Une dispense à demander.

Le Frère Abdon van Canneyt a eu fini son noviciat il y a six mois. J'avais accordé un retard de trois mois pour sa profession parce que sa santé nous inspirait des craintes (état nerveux). Les Supérieurs (local et provincial) ont allongé encore de trois mois à mon insu.

Maintenant ils l'admettent aux vœux. Faut-il une dispense ? Je n'en suis pas sûr. Il a fait tout son noviciat et plus. Informez-vous.

Votre dévoué. L. Dehon.

26. 03. 1914. B 109/1 (in. 1169. 18). Demande de sanatio au Pape (Copie dactylogr.)

Beatissime Pater,

Superior Generalis Congregationis Presyterorum a S. Corde Jesu, ad pedes Sanctitatis Vestrae humillime provolutus, sequentia exponit. Juvenis Abdon Van Canneyt jam a pluribus mensibus annun integrum novitiatus explevit. Provincialis aestimavit professionem differendam ratione salutis, ideoque ab Oratore dilationem trium mensium obtinuit, uti a Constitutionibus adprobatis permittitur. At eodem Oratore inscio, Superiores, sive localis, sive Provincialis, aliam dilationem trium mensium imposuerunt, de quo vituperandi videntur. Cum autem praefatus juvenis ad vota emittenda admitatur, enixe petit Orator sanationem commissae irregularitatis, ita ut tuto professio emittenda sit.

Et Deus…

En texte manuscrit, écriture du P. Dessons, suivent ces lignes :

Vigore specialium facultatum a Ssme Domino Nostro concessarum, Sacra Congregatio Negotiis Religiosorum sodalium praeposita, attentis expositis, benigne annuit pro gratia juxta preces.

Datum Romae, die 3 Aprilis 1914

L + S. O. Card. Caguino, Praef.

                                            A Lughi

Concordat cum documento aythentico, Romae 7 aprilis 1914, P. Bartolomeuxs Dessous, scj.

28. 03. 1914. B 105/2 (inv. ). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Il faut sonner la maison de Herr, autrement c'est votre province et toute la Cong. qui sont en péril. Faites vite l'emprunt de 60.000 fl. à Amsterdam, faites-le signer par le Recteur de Bergen. Si on trouve ensuite de l'argent moins cher, on rendra celui-là au banquier.

Il n'y a pas besoin de recourir à Rome, parce qu'il ne s'agit pas de faire une dette nouvelle. La dette existe, seulement elle changera de pays, on devra à Amsterdam, au lieu de devoir à Maestricht.

Ces jours-ci, nous donnerons les 8.000fr que Louvain doit encore, nous faisons un emprunt pour les payer. N'hésitez pas. Sauvez l'Oeuvre par cet emprunt de 60.000 fl.

Pour les changements à faire, il faut être prudents et ne rien n'annoncer d'avance.

Les pouvoirs de votre Conseil Provincial finissent le 16 mai, ceux du Recteur de Heer le 26. Ce n'est donc pas le Conseil Provincial actuel qui élira le Recteur de Heer, c'est le Conseil nouveau qui entrera en fonctions le 16 ou 17 mai.

Il faut beaucoup prier, la situation est grave. Votre bien dévoué L. Dehon.

J'avance encore 2.000fr à Heer, Louvain ne devra plus que 6.000. L.D.

29. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 23). P. Falleur

Les Poette demandent le détail du compte, nous n'avons pas le détail. Le compte est au nom de Poette frères. Il y a 6 ans, 1878-1884. Les trois premières années sont payées. Les années 82, 83 et 84 soldent par un déficit. En 1884, il reste à payer 307. Ils savent bien lesquels sont restés jusqu'en 1884. Demandez à celui de Lemé. Mme Tiné préfère que Marius aille à Laon.

                                                                  L. D.

29. 03. 1914. Télégramme au P. Duborgel (Bologne)

Continuerons prêter quatre sujets français trois allemands. Puis pas promettre plus. Dehon

30. 03. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 24). P. Falleur

Ne laissez pas dormir l'affaire des 20. Vous enverrez 6 à Maastricht et vous emploierez les 2 autres pour les billets du Canada. L. D.

01. 04. 1914. B 74/2 (inv. 970. 37). P. Kusters

Mon cher ami,

Etes-vous assez uni avec le P. Provincial pour vous aider à travailler ensemble? Regnum divisum desolabitur (Mt 12, 25). La situation est grave là-bas, vous avez besoin d'unir tous vos efforts pour en sortir.

Il n'y a rien à demander à Rome. L'emprunt à faire n'est pas une dette nouvelle, ce n'est qu'un échange de créancier. Quand nous vous avons autorisé à bâtir, vous pensiez que le subside de l'Etat vous suffirait. Vous ne (pouviez: mot absent dans le texte) pas en conscience dépenser sûrement plus que vous n'aviez d'argent. Si vous avez sciemment dépasser vos ressources, sans autorisation des Conseils et du St Siège, vous avez désobéi aux lois de l'Eglise et encouru les censures, c'est alors une affaire à régler avec votre confesseur.

Mais si cet excédent de dépenses est une pure surprise, due à l'architecte seul sans imprudence de votre part, vous n'avez pas commis de faute.

Pour l'avenir, convient-il de vous laisser continuer, malgré les erreurs commises et l'état de fatigue physique, c'est au Conseil provincial à en décider. Comme le Conseil provincial doit être renouvelé le 16 mai, avant que vos trois ans soient terminés, c'est le nouveau Conseil qui décidera, entre la date du 16 mai et celle du 26. Je n'ai donc et ne puis avoir aucune idée arrêtée là-dessus.

Nous prions et nous prenons toutes les informations pour nommer un Provincial et un Conseil qui soient bien selon le Coeur de N. S.

Louvain doit encore 6.000f à la Province hollandaise. Ils vont emprunter ces jours-ci pour vous les verser.

Soyez bien calme et bien prudent et abandonnez-vous au Sacré-Coeur.

Votre bien dévoué L. Dehon.

02. 04. 1914 (de St Quentin) B 44/7 (inv. 751. 33). P. Guillaume

Mon cher Jean,

Je crois que vous êtes né le jour des Rameaux. Je vous envoie mes meilleurs souhaits de fête. Sanitatem… Sanctitatem… Je vous souhaite tout ce qu'il y a de mieux. Guérissez-vous vite.

On désire à Louvain que vous reveniez pour la st Jean de mai, mais je ne leur donne espoir que pour l'octave. Ce serait le 13. (Une ligne manque) J'ai écrit à P. Fr. de Paule pour sa fête.

J'ai ici Devrainne pour un jour pour affaires de famille. Cochet est passer mardi. J'envoie quand même P. Bergé au Canada. Il sait faire la mission. Il sera utile sans se fouler.

Il va y avoir une bonne rentrée au noviciat. Clairef. en donnera neuf, S. Clément 5 ou 6, Tervueren id. (La fin de la lettre manque)

03. 04. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 25). P. Falleur

La Croix ne vient plus du tout, sans doute par vos ordres, je vais m'abonner directement. L. D.

Si vous n'avez pas le décret super debita, il faut vous le procurer. Demandez-le à P. Barth.y

05. 04. 1914. B 23/ 1 D (inv. 477. 26). P. Falleur

Est-ce que Bertr. n'avait pas deux traites? Pourquoi ne réclame-t-il que 5.000? Il faut régler cela de suite. Je ne veux pas de saisie. L. D.

06. 04. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 27). P. van Hommerich (à Bergen-op-Zoom)

Mon cher ami, je vous envoie un projet d'article pour nos revues en mai. Voyez si vous pouvez le faire traduire pour la vôtre. Amitiés et bénédiction. L. Dehon.

06. 04. 1914. B 44/7 (inv. 751. 34). P. Guillaume

Mon pauvre Jean,

Tous ces noms en ite ne me disent rien qu'y vaille (sic). J'ai eu une cystite et cela me faisait un mal de chien, mais cela se guérit en trois semaines. Je ne crois pas que vous ayez ni astéite ni choudrite, le mal serait bien plus localisé et toujours à la même place. Vous avez donc une adénite, inflammation des ganglions et c'est déjà trop. Cela peut se résoudre et s'en aller. Il faut du repos et de la chaleur. Cela a pu être engendré par un simple refroidissement. Il faut donc ne pas revenir avant le 15 ou le 20 mai.

Vous essaierez le séjour à Louvain, mais avec le lever tardif, le calme et des soins… Aux vacances un séjour à la côte d'Argent. L'hiver un nouveau séjour dans le midi.

Je ne crois pas à une issue fatale!!! Vous avez une maladie de réparation et d'immolation, comme on en a quelquefois. Cela passera. Profitez-en bien pour vous et pour nous.

Pour la propriété de Louvain, attendons si vous voulez, on en reparlera au Chapitre.

Patience! Abandon! Immolation!

Je n'ai pas grande foi à la cure de soleil, des cataplasmes chauds feraient sans doute du bien. Mon almanach indique comme remèdes: application de teinture d'iode ou d'emplâtre de Vigo, huile de foie de morue, extrait de malt, préparations iodo-toniques, tisanes de noyer et de houblon, bains de mer, bains salés, grand air, exercice, radiothérapie. Est-ce assez?

Comnencez par ce qui est simple: teinture d'iode, tisanes dépuratives, grand air, soleil, bains salés.

Prions bien tous nos saints, ils vous guériront. Amitiés et bénédiction Jean.

Vous irez à Roquevaire, mais pas trop tôt, peut-être le 20, ou plus tard.

06. 04. 1914. B 76/4 (inv. 982. 12). P. Bertrand (à Louvain)

Mon cher ami,

J'envoie le projet d'article à nos revues. Je vous enverrai quelque chose pour l'éditorial de juin. Amitiés et bénédiction. L. Dehon.

09. 04. 1914. B 23/1 D (inv. 447. 28). P. Falleur

Avez-vous arrangé les affaires pour les Sucreries et pour les actions Lunel? L. D.

09. 04. 1914. B 74/2 (inv. 970. 36). P. Kusters

Ces grands jours de la Semaine Sainte sont des jours de paix et de réconciliation. Je voudrais bien vous voir reprendre des rapports plus amicaux et fraternels avec le bon P. Provincial.

Avec moi il n'y a pas de difficulté. J'ai toujours été votre ami. Je connais toutes vos qualités, du zèle, de l'ardeur, un coeur excellent. Vous avez les défauts de vos qualités, un certain manque de prudence. Je vous en avertis quelquefois, sans cependant cesser d'avoir pour vous une grande affection.

Unissons maintenant tous nos efforts pour vous tirer des difficultés de Heer. L'emprunt de 60.000fl. aidera. Si vous pouvez vendre abondamment sable, pierre, gravier, etc, vous approcherez du but. Je n'ai pas besoin de vous dire d'agir prudemment avec l'architecte. Il pourrait vous nuire.

L'économe de Louvain a envoyé le reste de sa dette, je suppose que le P. Provincial vous l'a donné.

Travaillons avec confiance et prudence dans la paix et l'union. Votre bien dévoué L. Dehon.

09. 04. 1914. B 74/6 (inv. 974. 47). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Nous sommes dans les grands jours de la Passion. Ce sont des jours de pardon et de réconciliation. J'aimerais vous voir rentrer en amitié avec le P. Kusters. Il a commis des imprudences, c'est certain, mais à tout péché miséricorde. Ce n'est pas trop d'unir tous nos efforts et les siens pour sauver la situation de Heer. Avec l'emprunt de 60.000fl on peut respirer, on a du temps pour chercher le reste.

Ne découragez pas le P. Kusters et ne l'aigrissons pas davantage, c'est une nature violente qui pourrait aller trop loin. Voyez-le, invitez-le, refaites l'union et travaillons tous de concert.

Je pense que vous avez bien reçu tout de Louvain.

Bonnes Pâques! Votre bien dévoué L. Dehon.

11. 04. 1914. B 74/2 (inv. 970. 21). P. Kusters

On dit que vous avez des difficultés avec l'architecte. Faites un compte clair et définitif avec lui et vous le paierez peu à peu par acomptes. Tâchons d'éviter les procès, c'est toujours un scandale. Je souhaite que tout s'arrange à l'amiable. Faites bien régner la piété dans la maison.

Votre bien dévoué L. Dehon.

11. 04. 1914. B 105/2 (inv. ). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Le P. Kusters a probablement cru qu'on ne pouvait pas faire les offices de la Semaine Sainte dans sa chapelle.

Malgré ses défauts, il faut le sauver pour l'honneur de l'Eglise et de la religion.

Pressez l'emprunt à Amsterdam pour qu'il puisse payer l'architecte. Un procès serait un scandale. Bonnes Pâques. Pardonnons et prions. Votre dévoué L. Dehon.

11. 04. 1914 ( ?). B 107/4 (inv. 0116. 400). P. Ducamp (à Louvain ; carte psotale).

Saint-Quentin

Cher ami,

Où en êtes-vous pour le portrait de Sr Marie de Jésus ? Avez-vous une solution ? Que faire ?

Amitiés. L. Dehon.

12. 04. 1914. B 74/6 (inv. 974. 42). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Le P. Buckx est bien isolé à Gefle. Il pense qu'on pourrait écrire à Mgr que nous quitterions volontiers ce poste isolé pour nous grouper dans la région au sud. Voyez à cela. Le P. Buckx tout en étant destiné à retourner là-bas plus tard pourrait venir aider en Hollande 2 ou 3 ans.

Aidez Heer malgré tout. Sauvons l'Oeuvre et la Province. Votre dévoué L. Dehon.

12. 04. 1914. B 80/4 (inv. 1010. 15). P. Dessons ( à Rome)

Nos Italiens transfèrent leur noviciat à Albissola, diocèse de Savona, au sanctuaire della Pace, qui leur est prêté par la Commune. Faites la demande nécessaire pour le transfert.

Votre dévoué. L. Dehon.

13. 04. 1914. B 74/2 (inv. 970. 18). P. Kusters

Mon cher ami,

Rassurez-moi. Pourrez-vous arranger les choses avec l'architecte?

Soyez tous bien fervents et tout ira bien. Je pense que vous avez passé la Semaine Sainte saintement. Méditons bien l'oraison de Pâques: „Spiritum nobis, Domine, tuae charitatis infunde… et quos sacramentis paschalibus satiasti, tua facias pietate concordes…”

Amitiés et bénédiction. Jean du C. de J.

16. 04. 1914. B 74/2 (inv. 970. 20). P. Kusters

Mon cher ami,

Votre lettre me rassure. On m'avait dit que vous aviez reçu une sommation de l'architecte vous réclamant 30.000f. Puisque c'est réglé, vous voilà tranquille de ce côté-là. Vous avez beaucoup travaillé et vous avez montré un zèle extrême, mais les difficultés vous ont un peu énervé et aigri. Les affaires s'arrangent peu à peu, vous retrouverez le calme et la douceur et tout ira bien. Je bénis toute la maison. Votre tout dévoué L. Dehon.

28. 04. 1914. B 74/6 (inv. 974. 43). P. van Halbeek

Mon cher Provincial,

I. Notre Conseil général a décidé d'ajourner jusqu'après le Chapitre les nominations à faire. Vous resterez donc Provincial au moins jusqu'en septembre et ensuite le nouveau Conseil général décidera.

II. Pour Van Winden, nous avions ajourné la décision, mais maintenant il faut en terminer. Votre Conseil provincial doit décider si on veut l'admettre à renouveler ses voeux ou bien lui conseiller de se retirer. S'il ne voulait pas se retirer le Conseil Central pourrait l'exclure, N° 139 des Const., s'il y a des causes graves.

III. Pour Kerpen, s'il n'y a pas de faits graves, précis et bien prouvés, on ne peut pas lui refuser de faire ses voeux perpétuels.

IV. Il est bien entendu que vos Conseillers provinciaux restent tous en fonction avec vous au moins jusqu'en septembre. Réunissez-les bientôt pour leur dire cela.

Soyez tous bénis. Votre dévoué L. Dehon.

11. 05. 1914. B 35/4c. 79 (inv. 584. 79). Mère M. Joseph (Victimes)

Ma Rév. Mère,

J'ai voulu tirer la question de Watermael au clair. Le P. Jeanroy trouvera quelque chose à Ixelles, c'est le mieux. Nous avons là les permissions du curé et du Cardinal.

J'espère bien que nous guérirons le P. Jean. C'est du lymphatisme. Il faut des soins et la bénédiction du ciel.

J'aime beaucoup votre petite maison de Bruxelles, elle se développera.

Vous êtes sur la croix pour la santé mais c'est encore une grâce de pouvoir gouverner la communauté. Priez un peu à mes intentions. Je n'oublie pas votre chère communauté.

Agréez mes dévoués respects. L. Dehon.

12. 05. 1914. B 80/4 (inv. 1010. 16). P. Dessons

Le noviciat italien ne va pas maintenant à Albissola, s'il est encore temps arrêtez la demande. Votre dévoué. L. Dehon.

(Note du P. Dessons, 15 mai 1914 : Répondu au R.P. Général que pour éviter mauvais effet à la Chancellerie mieux valait laisser l'affaire en cours, quitte à ne pas user du Rescrit).

16. 05. 1914. B 23/1 D (inv. 447. 29). P. Falleur

1. Pour les 4.000, j'achèterai quelque chose à Beaubien (Canada)

2. Je ne trouve pas mes feuilles d'impôts fonciers, où seraient-elles? Peut-être à S. Jean? L. D.

17. 05. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 30). P. Falleur

J'ai dans mes tiroirs 520 actions équat. Sans compter les parts. Les Lainières ont des coupons: exercice 1912-1913, et 1913-1914. Où toucher cela? Pour les Loth, la société finissait en 1914. Il y a des coupons sans date. L. D.

17. 05. 1914. B 104. P. Falleur

M. Damotte peut faire davantage. Arrangez-vous à Tergnier comme vous voudrez. L. D.

17. 05. 1914. B 42/14. A (inv. 0071203). P. Falleur

Les Soeurs ont trouvé une maison à Incourt (entre Wacre et Jodaigne). Le Card. autorise. Il faudra un chapelain. Quelles sont ses exigences? L. D.

18. 05. 1914. B 74/6 (inv. 974. 41). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Vous feriez bien d'écrire à toutes vos maisons que par décision du Conseil Central du 29 avril le Provincial de Hollande et son Conseil sont maintenus en fonctions jusqu'après le Chapitre général. Pour les Recteurs que vous prolongez en fonction, il faut aussi que vous décidiez les choses en Conseil provincial et que les Recteurs maintenus reçoivent un avis officiel dont ils feront part à leur maison.

Pour les Visites canoniques de chaque année, ne vous contentez pas d'une visite d'amitié, mais observez tout ce qui est marqué dans les réglements de visitatione, ou bien nous aurons des plaintes, des mécontentements et des réclamations à Rome.

Il y a des esprits sérieux qui ne veulent pas qu'on se contente de l'à peu près.

Votre dévoué L. Dehon.

19. 05. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 31). P. Falleur

Envoyez 4.000 ou 4. 200 à Banque Baubien, 5 rue Daunou, Paris, pour valeurs canadiennes achetées. Il faudrait négocier avec Ch. Mère pour l'aumônerie de Incourt, la date, les honoraires. Je vais lui écrire. L. D.

19. 05. 1914. B 20/4 P. Falleur

(Une lettre du P. D. au P. Falleur: non trouvée. Selon le résumé du P. Denis: annotations à une lettre du P. Falleur: affaires diverses, le propre, l'ordo, P. Dupland…)

20. 05. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 32). P. Falleur

Réglez peu à peu à Tergnier avec ce qui vous viendra de Sittard et de Bergen. C'est une affaire à finir. L. D.

Edm. paraît bien marcher à Virton. Quelle est la date annuelle de paiement pour les Lainières? Pour l'exercice 1913-1914. Vos notes portaient 13 Lainières, je n'en vois que 8. Vous estimez vos Loth à 56f, sur quelle base, est-ce coté?

21. 05. 1914. B 22/8 - A (inv. 457. 03). P. Schulte

Mon cher ami,

J'irai, si je peux, à vos fêtes de juillet, mais je crois que l'ordination est le même jour à Louvain et alors comment contenter tout le monde? C'est aussi le 25, je crois, à Luxembourg.

Prions bien, ce n'est pas tout de faire des prêtres, il faut en faire de bons. Je prie avec vous. La Province de Hollande a ses difficultés, il faut des prières et des sacrifices pour tout remettre en bonne voie. Votre bien dévoué L. Dehon.

22. 05. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 33). P. Falleur

Faites l'envoi à Paris, s'il faut vous aider un peu pour Tergnier, on le fera. L. D.

4 postulants Frères convers vont venir avec P. Charles. Ils devront avoir des exercices en italien. Ils peuvent faire cela à la sacristie ou dans une chambre.

22. 05. 1914. B 44/7 (inv. 751. 35). P. Guillaume

Mon cher Jean,

Soignez le lymphatisme et tout ira bien. J'irai peut-être jeudi.

Je n'ai pas reçu l'épreuve, mais ce doit bien être lui. Envoyez 200 numéros à Chère Mère et 200 à moi.

Soeur Ignace espère bien que vous guérirez, mais elle dit que vous aurez sans doute de temps en temps du bobo durant votre vie, comme une bonne petite victime du S. Coeur.

Dites à Desclée de m'envoyer son prospectus à réclame.

Puisse la petite biographie raviver chez nous le véritable esprit de l'Oeuvre! Laissons bien le S. Coeur vivre en nous et nous conduire. Amitiés et bénédiction Jean.

26. 05. 1914. B 76/4 (inv. 982. 14). P. Dessons (à Rome)

On attend à Brugelette les dispenses demandées pour F. Mathieu et pour F. Dethieu.

Votre dévoué L. Dehon.

29. 05. 1914. B 105/2 (inv. ). P. van Hallbeek

Mon cher ami,

I. Pour Van Wynden, nous sommes disposés à voter son renvoi dans un mois. Dites-lui que s'il s'en va spontanément avant un mois, il évitera un renvoi et tous les inconvénients d'un renvoi pour son avenir.

II. Pour Kerpen, puisque nous l'avons admis à la profession et aux ordres sacrés, nous sommes obligés de l'admettre aux voeux perpétuels. Nous ne pouvons pas lui reprocher des fautes graves commises avec récidive et prouvées par témoins. Nous ne pouvons donc pas le renvoyer. S'il s'adressait à Rome, nous recevrions des reproches graves pour l'avoir laissé sans voeux. Votre dévoué L. Dehon.

31. 05. 1914. (4. A.1. 51, p. 122). Supérieur de Clairefontaine ?

Mon cher ami,

Quand le Saint Siège nous a donné l'approbation, il nous a recommandé de ne pas prendre de Soeurs dans nos maisons. Mais je crois qu'une décision ultérieure autorise les évêques à permettre aux Soeurs d'aller dans les collèges de prêtres. Il faudrait donc une permission de Mgr l'évêque de Namur.

Exposez-lui que les Soeurs seraient bien séparées dans un quartier spécial. S'il donne la permission, c'est bien. Choisissez une bonne communauté.

Je bénis bien toute la chère école. Faites un bon mois du Sacré-Coeur.

Votre dévoué. L. Dehon.

Mai 1914 P. Falleur

Inutile d'imprimer les Psaumes. Je ne sais pas ce que c'est que le prêt Caubaincourt. J'ai annoncé à Beaubien que vous allez envoyer 4.000 ou 4. 200.

02. 06. 1914. B 74/6 (inv. 974. 45). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je suis avec vous par la pensée et par la prière. Travaillez dans le calme et l'union pour le règne du S.Coeur.

Vous savez que nous ajournons les diverses élections à faire dans les Provinces et dans les maisons juqu'après le Chapitre général. Faites de même dans votre Province. Ajournez jusqu'en octobre les nominations de recteurs qui seraient à faire. Votre bien dévoué L. Dehon.

03. 06. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 34). P. Falleur

Peut-on vendre les Pompes Funèbres? Est-ce un dépôt? A quelle date peut-on en disposer?

                                    L. D.

05. 06. 1914. B 19/7a. 2 (inv. 266. 07). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je m'unis aux bons souhaits de fête qui vous sont offerts et je prie pour vous. Travaillons bien à fortifier le bon esprit et la piété dans l'Oeuvre. Il y a eu trop de divisions et d'agitation. Il faut nous recueillir, prier et travailler très sérieusement pour payer nos dettes matérielles aux créanciers et nos dettes spirituelles au Bon Dieu. Je vous bénis tous paternellement. L. Dehon.

06. 06. 1914. B 98/2 (inv. ) P. Dessons

( Note ajoutée en réponse à une lettre du Père Dessons, à Rome, déclarant insuffisants les renseignements fournis par le P. Jacquemin sur Georges Déthieux)

Produire les témoignages du prêtre qui l'a envoyé. Demander qu'il puisse être frère convers ou oblat.

09. 06. 1914. B 44/7 (inv. 751. 36). P. Guillaume

Mon bon petit Jean,

Il est certain qu'on prie pour vous. Il est certain aussi que les prières peuvent obtenir pour les autres des grâces temporelles et la santé si cela est utile à leur salut et au bien général.

N. S. ne nous accorde pas votre santé, c'est qu'il est plus avantageux, malgré les apparences, que vous souffriez encore un peu, pour vous exercer à l'abandon et à l'immolation.

Demandons encore plus de prières, ici et là, à nos bonnes connaissances.

Il est vrai que votre personnel n'est pas parfait. C'est un peu de même dans tous les séminaires du monde. Le P. et le P. sont trop (ici le texte a été effacé) qui mettre à leur place? Parlez-en au P. Provincial. Ces années-ci, nous avons peu de choix. Nous subissons les effets de la crise française de 1903. C'est très douloureux. Cela peut être expiatoire pour la France, si nous le prenons bien.

Etudiez ce projet comme remède: Mettre P. chargé des petits cours à la place de . Ne laisser à P. que sa classe, sans autre autorité. Faites prier.

Je vais dire quelques messes pour vous. Je vous bénis très paternellement. Jean.

11. 06. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 36). P. Falleur

Quelque chose a-t-il été convenu avec Jérusalem? Lui paie-t-on des intérêts? Retient-on quelque chose pour frais d'éducation, cures de vacances, etc? L. D.

12. 06. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 35). P. Falleur

Le comité de S. Jean cherche des actions, il pense que vous pourriez vous charger de Maurice Lamy, Maur. Dallonguste, etc… On compte sur vous. L. D.

13. 06. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 37). P. Falleur

Vous n'avez pas répondu pour le compte Jérusalem. Que dit M. Dessons pour la pension de Gaston? Pour le jeune luxembourgeois, le nouveau postulant, l'oncle pourrait peut-être le faire travailler au français? L. D.

Qu'en est-il des Lunel? Et le prêt de 12.000 à 4 pour Louvain?

15. 06. 14. (Arch. dioc. de Lille, fonds Tiberghien). Monseigneur Tiberghien

15 juin 14

Mon cher Seigneur,

La brochure de Monseigneur du Botneau est parfaite. La préface de M. Pierre est excellente aussi.

Maurras et son groupe sont des hypocrites qui essaient de tromper tout le monde, même le Pape, comme faisait Voltaire.

A Rome, les intégristes s'y laissent prendre. Mais plusieurs s'en vont successivement au ciel comme le Card. Vivès, Mgr Sabadella, Mgr Gilbert.

Il en reste quelques-uns: le Card. Billot, le P. Lefloch, le P. Eschbach.

Le Pape ajourne la condamnation par un sentiment de miséricorde.

Faites agir auprès du Card. de Laï. Vous avez le Card. Tecchi [ ?], le Card. Lega.

De Laï a un motif spécial d'agir, c'est sa mission de protéger les séminaires contre toutes les doctrines dangereuses.

S'il agit au point de vue des séminaires, personne n'osera le blâmer, pas même les intégristes.

Il a été très occupé par la préparation du Consistoire mais maintenant il est libre, c'est le moment de ramener l'affaire sur le tapis.

Quel grand voyageur vous êtes ! Vous voilà encore parti aux Etats-Unis. Choisissez un bateau qui soit résistant et plus élégant que le bateau chinois de Singapour !

Agréez mes amitiés dévouées.

      L. Dehon 

(Inséré le 10 février 2002)

28. 06. 1914. B 44/7 (inv. 754. 37) P. Guillaume

Mon cher enfant,

Vous allez mieux, Deo gratias! Il vous faut un bon personnel, arrangez cela avec le P. Provincial. Quand je cite un nom, c'est une manière de causerie, mais ce n'est pas moi qui place. Voyez si vous pouvez faire ordonner Fr. Rattaire et Fr. Albert. Le P. Provincial s'occupe de cela avec le P. Barthélemy.

J'ai visité Bergen, Liesbosch, Asten. J'irai lundi à Sittard, jeudi à Bruxelles. Pour la maison de campagne, vous avez intérêt à combiner avec le P. Jeanroy.

Pour le voeu, vous pouvez le faire, comme voeu privé, d'année en année. C'est l'esprit de notre Cong. depuis le commencement.

Et les feuilles pour la propagande du petit livre, quand viennent-elles?

Amitiés et bénédiction. Jean.

02. 07. 1914. B 74/2 (inv. 970. 19). P. Kusters

Mon cher ami,

J'ai été très content de ma visite. Tout est en bonne voie là-bas, le matériel et le spirituel. Bon courage! La Providence vous aidera. Soyez toujours prudent pour éviter des difficultés pécuniaires. Je vous envoie une petite image comme marque de satisfaction.

Soyez tous bénis. Arrangez bien votre réglement de maison pour que chacun observe sa règle et fasse ses exercices. Votre dévoué L. Dehon.

12. 07. 1914. B 74/6 (inv. 974. 6). P. van Halbeek

Mon cher ami,

C'est très bien, maintenez les bonnes coutumes: les prières, les exercices, le costume de la Congrégation. Fortifions l'union et la règle. Quaerite primum regnum Dei et justitiam ejus (Mt 6, 33). La prospérité viendra par surcroît.

Veillez bien à ce que la maison de Herr n'ait pas de nouveaux accrocs financiers. Union de prières. Préparons-nous pieusement au Chapitre. Votre dévoué L. Dehon.

12. 07. 1914. B 35/4c. 80 (inv. 584. 80). Mère M. Joseph (Victimes)

Ma Rév. Mère,

J'ai bon espoir pour la rue de la Drève. Je vous envoie un mot que vos chères Soeurs pourront présenter à son Eminence en allant à Malines. Ce sera un peu loin de chez nous, mais nous tâcherons de vous desservir quand même avec l'aide du tramways.

Personnellement j'aurais préféré Ixelles, mais j'accepte les conditions que la Providence semble nous indiquer. Agréez mes dévoués respects. L. Dehon.

16. 07. 1914. B 74/6 (inv. 974. 01). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Je suis heureux que tout aille bien à Bergen.

Il y a bien là un homme qui souffre, c'est Daemen. Voyez-le et demandez-lui tout ce qu'il a sur le coeur. Faites cela comme par intérêt paternel, ne lui dites pas que je vous en ai parlé.

Je devrai rendre compte au Chapitre de l'état de nos maisons. Je vois que Bergen a des capitaux, mais ce sont des prêts dont il faudra payer l'intérêt. Soyons prudents.

Votre dévoué L. Dehon.

22. 07. 1914. B 23/1 D (inv. 477. 38). P. Falleur

Que peut-on savoir des Lunel? Y a-t-il des coupons? A quelle date? Comment se défaire de ces papiers? L. D.

25. 07. 1914. B 35/4c. 81 (inv. 584. 81). Mère M. Joseph (Victimes)

Ma Révérende Mère,

Vous ne pouvez pas refuser les offres du Cardinal pour Malines. Allez là avec confiance, la Providence vous aidera. Je regretterais comme vous de vous voir quitter Bruxelles.

Il faudrait donc en parler au Cardinal et lui dire: Nous allons à Malines. Pouvons-nous laisser un petit noyau à Ixelles; ou bien, si nous le quittons, pouvons-nous garder l'espoir d'y revenir plus tard?

Je ne puis pas vous préciser davantage, parce que ces projets dépendent de vos ressources et de votre personnel. Je pense comme vous que le recrutement se fera mieux à Bruxelles. Tâchez d'y garder un petit noyau.

Union de prières et de sacrifices. Respects dévoués. L. Dehon.

01. 09. 1914. B 73/6 (inv. 968. 07). P. Van der Peet (à Liesbosch)

Mon cher ami,

Ne venez pas par ici dans ce moment, nous sommes dans l'agitation d'une mobilisation. Attendons des temps meilleurs. Bonnes vacances. Oremus pro invicem. L. Dehon.

16. 11. 1914. B 88. Chère Mère (Servantes)

Chère Mère,

J'irai volontiers samedi fêter la Présentation de la Ste Vierge avec vous. Espérons que le temps ne sera pas trop mauvais.

A quelle heure devrai-je dire la sainte messe?

C'est une belle fête que j'ai souvent passée avec vous. Vos Soeurs peuvent faire les voeux sans une retraite spéciale, ce temps de guerre est comme une longue retraite, on sent tellement le besoin de prier tous les jours. C'est à force de prières et de réparations que nous obtiendrons miséricorde.

La très Sainte Vierge finira par sauver son royaume. Elle y prend tant de peine! En 1830 la Médaille miraculeuse; en 1836, N. D. des Victoires; en 1846, La Salette; en 1854, Lourdes; en 1871, Pontmain; en 1876, Pellevoisin; et plus récemment Tilly.

Mais toujours elle nous demande prière, pénitence, conversion…

Avez-vous lu la vie de Sr Gertrude Marie, des Soeurs de S. Charles d'Angers? Rien n'est plus touchant. N. S. ne s'est jamais montré aussi familier qu'avec elle. Il lui disait en 1907 qu'il allait se choisir en France douze Vierges-apôtres, auxquelles il se communiquerait. Je souhaite qu'il en choisisse une dans votre chère famille religieuse. Ces Vierges seront apôtres par la prière et la réparation.

Priez pour moi et les miens.

Union dans la réparation.

Soyez toutes bénies.

                                                                         Jean du Coeur de Jésus

26. 12. 1914. B 19/3 B (inv. 234. 04). P. Wiese

Mon cher ami,

J'ai reçu votre bonne lettre du 17 déc. Recevez mes voeux pour toute la maison. J'écrirai aussi au P. Haubrich. Nos maisons ont été épargnées partout. Le S. Coeur a pitié de nous.

J'espère que la guerre ne nuira pas à l'union dans la Cong.

Le Bon Dieu châtie les peuples d'Europe qui ont tous plus ou moins besoin d'expiation et de réparation. Pour nous, religieux, nous devons garder la charité mutuelle. Je pense comme vous que N. S. prépare le règne du S.C. Une purification était nécessaire. La guerre durera encore, parce que si elle finissait trop vite, rien ne serait changé.

J'ai bien reçu vos notes pour les noviciats. On en tiendra compte.

J'ai appris la mort du Fr. Lüth. En France, Fr. Granger est mort. Prions pour eux.

Pour les novices qui ont interrompu le noviciat, vous savez qu'il y a un nouveau décret du mois de mai, qui permet d'interrompre jusqu'à un mois, avec la permission des supérieurs. Ils peuvent faire les voeux après avoir suppléé le nombre de jours qu'ils ont interrompu. Arrangez cela. Ne laissons pas les scolastiques sans classes pour qu'ils ne perdent pas leur année.

Nos pauvres missions souffrent, mais les sacrifices des missionnaires comptent aussi devant Dieu. Soyons unis plus que jamais dans la prière et le sacrifice. Après ces épreuves le Chapitre général devra s'appliquer à rétablir partout la ferveur. Soyez tous bénis.

Votre bien dévoué L. Dehon.

27. 12. 1914. B 74/2 (inv. 970. 12). P. Kusters

Mon cher ami,

Recevez mes souhaits de bonne année et de bonne fête. Je ne sais rien de la Hollande depuis le mois d'août. J'ai écrit deux fois au P. Provincial.

Dites-lui que j'autorise les ordinations, s'il en a. A St Quentin et Fayet, ça va passablement, comme ça peut aller en temps de guerre. Nous sommes une dizaine de Pères et de scolastiques.

J'ai entendu dire que vous donnez asile à des réfugiés, c'est bien. J'ai pu correspondre avec l'Allemagne et l'Italie. Notre Fr. Granger est mort. Pointeau est prisonnier à Münster.

Vous pouvez m'écrire en adressant la lettre au P. Oswald, dont je vous donne l'adresse.

Prions beaucoup pour la paix et pour l'Oeuvre du S. Coeur. Toutes nos maisons ont été épargnées, le S. Coeur nous protège. Soyez tous bénis. L. Dehon.

31. 12. 1914. B 88. Chère Mère (Servantes)

Chère Mère,

Une bonne année. Cela veut dire „beaucoup de grâces pour vous et pour votre oeuvre”. Quant aux affaires publiques, le Bon Dieu sait mieux que nous ce qui nous convient. Si l'épreuve doit durer encore, fiat!

Les nations étaient bien malades, elles ont besoin d'un long traitement. Confiance quand même! Le Coeur de Jésus et la très Sainte Vierge Marie nous sauveront.

Dimanche on fêtera le St Nom de Jésus, notre petite Soeur nous fera sentir son aimable protection. Sa fête coïncidera avec l'octave de St Jean. Ils parleront tous les deux de nous au bon Jésus.

1915! Les années s'accumulent. Quel compte à rendre! L'humilité nous sauvera.

Je voudrais donner à Jésus de bons prêtres réparateurs et victimes, mais je ne sais pas bien m'y prendre. Le bon Jésus en choisira cependant quelques-uns et il les formera lui-même.

Vos prières et vos sacrifices nous aident.

Merci encore pour toutes les bonnes choses que vous m'envoyez. Ce sont les gâteries d'une maman.

Union dans la prière et le sacrifice. Soyez toutes bénies.

                                                                                Jean du Coeur de Jésus

21. ?. 1914. P. Dessons (carte postale)

										B 110/1   
										inv. 1170.19

Saint-Quentin

21. ?.1914

Demandez dispense d'âge pour recevoir à la profession Théophile Durnez, frère convers, 40 ans.

Ne fallait-il pas la dispense pour l'entrée au noviciat ? Arrangez cela.

Votre dévoué. L. Dehon.

[1914]. P. Dessons

									B 110/1   
									inv. 1170.20

Mon cher Procureur,

Veuillez demander la dispense de natalibus pour ce candidat au noviciat comme frère convers.

Votre dévoué. L. Dehon.

[Il s'agit de C. Ettinghoffer]

[1914]. Pie X (brouillon)

										B 110/1   
										inv. 1170.21

Beatissime Pater,

Superior Generalis Congregationis Presbyterorum a Sacro Corde Jesu, ad pedes Sanctitatis Vestrae humillime provolutus, enixe petit dispensationem super illegitimitate natalium in favorem juvenis Caelestini Pauli Ettinghoffer, ut inter novitios conversos super dictae Congregationis admitti valeat. De eodem juvene bona testimonia [mot non déchiffré] habentur.

Années 1914-1915 (?) B 19/1. 1 (inv. 229. 40). Chère Mère

Chère Mère,

Je prie avec vous. Pour la messe attendons quelques jours. J'espère que la ville sera bientôt délivrée. Quel affreux carnage! Quel châtiment divin pour l'Europe! N'apprendrons-nous pas bientôt de mauvaises nouvelles de nos maisons? Patience et abandon! Tant de vies sacrifiées apaiseront la justice divine.

Union avec notre chère Soeur Ignace et avec la petite Soeur M.ie de Jésus. Respects dévoués et bénédictions. Jean du Coeur de Jésus.

Année 1914 (?). B 74/6 (inv. 974. 41). P. van Halbeek

Mon cher ami,

Dites bien à tous vos j. gens que ce n'est pas nous qui interdisons les congés, c'est le S. Siège. A Rome, on regarde comme un maximum ce que nous avons mis dans nos Réglements: „8 jours par an”.

J'espère que toutes vos difficultés s'arrangent. Votre dévoué L. Dehon.

Année 1914. Cf. Lettres Circulaires nn. 407 - 421. Testament spirituel.

A mes religieux mon testament spirituel

Mes bien chers fils,

Je vous laisse le plus merveilleux des trésors, c'est le Cœur de Jésus. Il appartient à tous, mais il a des tendresses particulières pour les Prêtres qui lui sont consacrés, qui sont tout dévoués à son culte, à son amour, à la réparation qu'il a demandée, pourvu qu'ils soient fidèles à cette belle vocation.

Notre Seigneur aimait tous ses apôtres, mais n'a-t-il pas aimé avec une tendresse spéciale l'apôtre saint Jean, à qui il a légué sa Mère et son Divin Cœur ?

Le beau décret de Léon XIII du 25 février 1888 le disait : « Cet Institut sera comme un bouquet de fleurs pour le Cœur de Jésus, si ses membres sont en tout unis et dévoués au Sacré-Cœur et s'ils font régner son ardent amour en eux-mêmes et parmi les peuples qu'ils évangéliseront ».

En interprétant une parole de David, nous pouvons dire : « Le Cœur de Jésus est mon partage. Que ma part est belle dans l'héritage commun ! » (Cf. Ps 16, 5-6).

Vous comprenez qu'une si belle vocation demande une grande ferveur et une grande générosité.

Nous ne devons jamais perdre de vue notre but et notre mission dans l'Eglise, tels qu'ils sont marqués dans les deux premiers chapitres de nos Constitutions. C'est un tendre amour du Sacré-Cœur, préparé par le détachement des créatures et la victoire sur nos passions.

C'est la réparation avec toutes ses pratiques : les messes et communions réparatrices, l'Amende honorable, l'Adoration réparatrice quotidienne, l'Heure Sainte et les mortifications que comporte notre santé et que l'obéissance réglera.

C'est l'abandon de nous-mêmes en esprit de victime au Sacré-Cœur, pour supporter avec patience, avec joie même, les Croix que la Divine Providence nous enverra.

Cette vocation exige l'habitude de la vie intérieure et l'union avec Notre-Seigneur ; aussi, devons-nous prendre tous les moyens pour y parvenir et pour y demeurer bien établis.

La vie intérieure ne se conserve pas sans une grande régularité, avec la pratique du silence religieux.

Pour vous y établir, vous donnerez tous les jours une bonne demi-heure à l'oraison du matin, en dehors des prières vocales, et une demi-heure à l'adoration réparatrice. Vous ferez chaque jour votre lecture spirituelle, que vous partagerez entre l'Ecriture Sainte et un livre ascétique ou une vie de Saint. Vous choisirez la vie des Saints, qu'on peut appeler les Saints du Sacré-Cœur, ceux qui ont le mieux connu et pratiqué cette admirable dévotion.

Autant que je puis, je vous confie tous au Cœur de Jésus. Je vous recommande à sa miséricorde. Je lui adresse cette prière qu'il adressait à son Père pour ses disciples : « Mon Père, conservez ceux que vous m'avez donnés » (Jn 17, 11).

Je vous confie également à Notre Mère du Ciel. Notre-Seigneur voudra bien lui dire à votre sujet ce qu'il lui disait de saint Jean au Calvaire : « Voici vos enfants » (Jn 19, 26).

Aimons particulièrement les bien-aimés de Jésus : Marie et Joseph, les trois grands Archanges, saint Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Jean, sainte Madeleine et tous les Saints du Sacré-Cœur.

Pour vous dire quelque chose de moi-même, je vous demande pardon de vous avoir si peu édifiés. Je ne me fais pas d'illusion. Je me mets au-dessous de tous les hommes par l'abus que j'ai fait des grandes grâces que j'ai reçues. C'est pour marquer l'immensité de sa miséricorde que Notre-Seigneur m'a conservé ma mission malgré mon indignité.

J'espère quand même le salut, parce que la miséricorde de Notre-Seigneur ne voudra pas se démentir, mais j'aurai à faire une grande expiation et je sollicite ardemment vos prières pour le repos de mon âme.

Ai-je besoin de vous dire que si Notre-Seigneur veut bien m'admettre auprès de lui, je prierai pour vous tous et pour l'Oeuvre qui est si chère au Sacré-Cœur.

Pardonnez-moi les peines que j'ai pu vous causer et les fâcheux exemples de tiédeur que je vous ai donnés.

Comme saint Jean, mon maître et mon modèle, je vous dis à tous : « Aimez-vous les uns les autres comme Jésus-Christ nous a aimés » (Jn 13, 34). Je vous prie de toute mon affection et par celle que vous avez eue pour moi, de faire en sorte que la sainte charité règne toujours parmi vous. Ne proférez jamais une parole de critique ou d'amertume l'un contre l'autre. Portez toujours un grand respect à ceux qui tiennent auprès de vous la place de Dieu.

L'obéissance, la régularité, la pauvreté sont les sauvegardes de la Congrégation.

Vous savez que les familles religieuses sacerdotales ont été généralement aidées dans leur commencement par des vierges consacrées qui ont prié à leur intention, comme la Sainte Vierge faisait pour saint Jean.

Ce secours ne nous a pas manqué.

Deux communautés surtout nous ont prêté le concours de leurs prières et de leurs sacrifices.

Nous devons une reconnaissance inaltérable aux Sœurs Servantes du Cœur de Jésus de Saint-Quentin. Je ne saurais dire tout ce qu'elles ont fait pour nous, jusqu'à offrir leur vie pour le succès de notre œuvre.

Nous n'avons aucun lien canonique avec elles, le Saint-Siège n'autorise plus les communautés unies comme cela avait lieu pour les anciens Ordres. Mais cela n'empêche pas l'union de prières et de sacrifices. Ne l'oubliez jamais !

Pendant que je fondais l'œuvre à Saint-Quentin, avec le concours de ces Sœurs, les Sœurs Victimes de Namur préparaient quelques saints prêtres qui sont venus se joindre à nous, comme le R.P. André, de sainte mémoire, et le P. Charcosset, mon fidèle assistant. Vous vous en souviendrez également.

Mon dernier mot sera encore pour vous recommander l'adoration quotidienne, l'adoration réparatrice officielle, au nom de la Sainte Eglise, pour consoler Notre-Seigneur et pour hâter le règne du Sacré-Cœur dans les âmes et dans les Nations.

J'offre encore et je consacre ma vie et ma mort au Sacré-Cœur de Jésus, pour son amour et à toutes ses intentions.

Tout pour votre amour, ô Cœur de Jésus !

Fait à Saint-Quentin, pendant les tristes jours de la guerre en 1914.

     Jean du Cœur de Jésus.

Cher ami,

Faites donc trancher ça une bonne fois officiellement.

Le prêtre profès doit-il en justice donner tous les jours ses honoraires de messes à la maison (sauf quelques messes par mois qu'on leur laisse).

Je tiens qu'il le doit en justice, par le contrat de société conclu par la profession. Il a promis à la société ses messes et ses gains, et la société lui a promis des aliments pour toute sa vie. C'est un engagement corrélatif.

Le P. Ragmann enseigne le contraire, et le bon P. Lehmkuhl dit qu'il n'ose pas se prononcer. Où allons-nous avec cela.

Faites décider à la Cong. des Réguliers.

Et l'impression ?

Amitiés. L. Dehon.

Avant 1914 ( ?!). A un curé.

(Carte-photo, représentant le P. Dehon dans son jardin à Saint-Quentin, avec Pointeau, Devrainne, Rattaire, Crépin). Trouvée dans les documents « Raymond Hanier »)

Cher M. le curé,

Si la fête est le 17, j'en suis, trop heureux d'unir mes prières à celles de vos amis pour la conservation de votre précieuse santé. M. Falleur sera retenu par son service du dimanche. Je vous invite en retour à mes noces en 1818 (sic). Tachons de nous conserver tous les deux..

Agréez mes amitiés dévouées. L. Dehon.

Très Saint Père,

Prosterné aux pieds de Votre Sainteté, j'unis mon humble supplique à celles de nombreux Prélats et Supérieurs qui sollicitent de Votre Sainteté la béatification du Rév. Père Joseph Chaminade, fondateur de la Société de Marie.

Sa réputation de sainteté est bien établie et sa tombe est visitée journellement par de pieux pèlerins qui vont se recommander à ses prières.

Il a été choisi par Dieu comme saint Jean-Baptiste de la Salle, comme le Vén. Champagnat et d'autres saints prêtres pour fonder une société religieuse qui se dévoue à l'œuvre si belle de l'enseignement et de l'éducation chrétienne des enfants.

L'héroïcité de ses vertus ne s'est pas démentie pendant sa longue carrière.

Confesseur de la foi, il exerçait son zèle au péril de sa vie pendant les années terribles de la grande Révolution.

Ferme dans sa foi et fidèle à l'Eglise, il a refusé de faire les serments qu'un gouvernement impie voulait lui imposer.

Revenu de l'exil après la tempête révolutionnaire, il fondait l'Institut des Filles de Marie et diverses associations qui contribuèrent à ramener la foi dans la région de Bordeaux.

Son Institut de la Société de Marie a été approuvé par l'Eglise dès 1839, et il s'est répandu dans maintes nations où il fait le plus grand bien.

Comme tous les serviteurs de Dieu, le Rév. Père Joseph Cheminade a passé par bien des épreuves qui onr mûri sa sainteté. Au milieu des contradictions, des fatigues et des difficultés, il a montré une patience héroïque et il est mort dans les sentiments d'une admirable piété.

Sa canonisation encouragera son Institut et toutes les œuvres d'enseignement, qui sont si importantes pour l'Eglise.

Quod Deus…

  L. Dehon, sup. gén. des Prêtres du S. Cœur

(Texte imprimé, communiqué en nov. 2002 par la Curie générale des Marianistes, et contenu dans le volume « Positio super introductionis Causae », pp. 122-123, Témoignage n. 189)

  • 1914.txt
  • ostatnio zmienione: 2022/06/23 21:39
  • przez 127.0.0.1